Publié dans Economie

Loi de Finances 2021 - « Des allègements envisageables pour certains impôts »

Publié le dimanche, 06 septembre 2020

Relance après la crise. Le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) a organisé, la semaine dernière à Toliara, un colloque régional sur l’élaboration du Projet de loi de Finances rectificatives (PLFR) 2021. Puisque la majorité des entrepreneurs sont actuellement en difficulté à cause de la pandémie, ils ont demandé un allègement fiscal lors de leurs rencontres avec les équipes du ministère. En réponse aux revendications du secteur privé, le ministre Richard Randriamandrato a déclaré que « son département ne prévoit pas une augmentation des taux des impôts pour le PLFR 2021 ». Il a même laissé entendre qu’un allégement est envisageable pour certains impôts. « Nous allons défendre cette idée, mais le dernier mot appartient au Président de la République ». Rappelons que lors de son intervention sur la chaîne de télévision nationale, le grand argentier a déjà évoqué une modification de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Cependant, aucune source officielle n’a confirmé le maintien de cette décision.
Concernant le paiement des impôts durant cette crise sanitaire, le ministre reste strict sur sa position. « Des opérateurs locaux aspirent à la baisse des taux. D’autres proposent une absence de redressement fiscal en cas de non-paiement des impôts. Il faut tout de même respecter la loi malgré le contexte d’état d’urgence sanitaire. Si vous n’honorez pas votre obligation fiscale, la Direction générale des impôts vous poursuivra », souligne-t-il.
Après le lancement officiel de la conférence budgétaire à Morondava au début de l’année, la tenue du colloque à Toliara reflète la volonté de mise en œuvre de la décentralisation. « Les organisations s’enchaînent sur ce volet pour atteindre l’émergence économique, notamment au niveau de la collecte des recettes fiscales », poursuit le ministre. Le Gouvernement central a alors doté le Service régional des entreprises de la Région d’Atsimo-Andrefana d’un important lot de matériels informatiques et d’équipements bureautiques dans le cadre de l’amélioration des services régionaux des impôts.
Recueillis par Solange Heriniaina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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